Le coût de l'assurance automobile : une tarification individualisée
La tarification de l'assurance automobile repose sur plusieurs critères qui peuvent faire varier la cotisation annuelle de façon substantielle :
• Les taxes imposées par l'État sur l'assurance obligatoire et les garanties optionnelles
• Le groupe et la classe de l'automobile, soit la puissance et la valeur du véhicule
• L’état du véhicule : véhicule neuf, d’occasion, kilométrage
• L’emplacement de stationnement privilégié : parking, voie publique, etc.
• Les caractéristiques du conducteur (âge, sexe, condition physique...)
• La catégorie socio-professionnelle de l’assuré
• La situation familiale de l’assuré
• Le mode de financement du véhicule
L'usage socio-professionnel, c'est-à-dire les conditions d'utilisation du véhicule
• La zone géographique d’utilisation du véhicule
• Les antécédents du conducteur : délits en tant que conducteur (alcoolémie, délit de fuite, suspension de permis, refus de déclarer des accidents...)
À tous ces critères, qui individualisent la prime payée par l'assuré, s'ajoutent les bonus et les malus. Pour chaque année sans accident responsable, le conducteur a une réduction de sa prime égale à 5 % (le « bonus ») et cette réduction peut atteindre au maximum 50 % de la prime de départ. En revanche, la prime peut augmenter de 12,5 % - lorsque le conducteur est en partie responsable - ou 25 % lorsque le conducteur est totalement responsable (le « malus » ). En cas d’accidents successifs, cette majoration peut atteindre jusqu’à 250 % de la prime de départ.
Néanmoins, un assuré malussé voit sa prime revenir à son coût initial après 2 ans sans accident pour lequel il est responsable. Enfin, un assuré qui a atteint le bonus maximal (soit une réduction de 50 % de la prime) n’est pas malussé après son premier accident responsable.
Ainsi, le coût d'une assurance peut varier de façon substantielle d'un conducteur à un autre.
Les jeunes conducteurs sont statistiquement considérés comme étant la catégorie la plus encline à prendre des risques, ils s’acquittent donc d’une prime supérieure à celle des conducteurs expérimentés, surprime allant jusqu'à 100 % pour les titulaires d'un permis de moins de 3 ans ou aux conducteurs n'ayant pas été assurés les 3 années précédant la souscription du contrat et jusqu'à 50 % de surprime pour ceux qui ont suivi la conduite accompagnée. Cette surprime disparaît au bout de 3 ans de conduite sans accident pour lequel ils sont responsables. Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit qu’un contrat, même d’assurance, reste avant tout commercial ! Il ne faut donc pas hésiter à se rendre chez plusieurs compagnies, se servir des outils de comparaison sur Internet, se renseigner dans votre entourage. Sur place, faites jouer la concurrence – devis à l’appui – et négociez sans modération. De cette manière, il est tout à fait possible de bénéficier de réductions supplémentaires.
Rappel : Les principaux critères déterminant le tarif de l’assurance sont : le groupe et la classe de l'automobile, son état, le kilométrage, l’emplacement de stationnement, le mode de financement, l’usage socio-professionnel, la zone géographique d’utilisation du véhicule ; le profil, la situation familiale, et la CSP du conducteur et ses antécédents en matière de conduite ; ou encore, les taxes imposées par l'État sur l’assurance.